lF2PI® Institut de formation en Psycho dynamique intégrative® et Psychanalyse ( e-learning + distanciel)
"Psychanalyse", "psychothérapie", "psychopraticien", "psychodynamique", "psychosomatique", "intégratif" ...
De quoi s'agit-il?
De la psychanalyse à la psycho dynamique intégrative®
La prise en compte des réalités contemporaines est au cœur de cette pratique clinique intégrative. Aujourd’hui, la demande en psychothérapie déborde largement le cadre initial de la névrose freudienne et s’ouvre à un champ clinique beaucoup plus vaste, qui exige une évolution du cadre thérapeutique et des modalités d’accompagnement.
L’IF2PI s’inscrit dans cette ouverture de la pratique psychanalytique. Il accorde une attention particulière aux problématiques des états limites, aux fragilités narcissiques, aux manifestations psychosomatiques et aux souffrances psycho traumatiques, qui occupent désormais une place majeure dans la clinique actuelle.
Il ne s’agit pas de rompre avec la psychanalyse, mais d’en réinterroger le cadre et les outils à la lumière des symptomatiques contemporaines et des nouvelles attentes thérapeutiques. Le divan, dès lors, ne disparaît pas : il se reconsidère dans une clinique plus souple, plus actuelle, plus ajustée à la diversité des sujets et des demandes.
Cette approche, à la fois théorique et pratique, s’inscrit dans une dynamique de lien, d’interconnexion et d’ouverture, tout en respectant la singularité de chaque parcours.
Qu’est-ce que la psychanalyse ?
La psychanalyse est une méthode thérapeutique de l’inconscient, élaborée par Sigmund Freud au début du XXe siècle. Elle repose sur l’écoute de la parole, l’association libre, l’interprétation et l’analyse du transfert.
Elle permet au patient d’explorer son monde intérieur, de mieux comprendre ses conflits psychiques inconscients, l’origine de ses symptômes, et d’accéder à une forme de liberté intérieure plus ajustée à son histoire singulière.
La psychanalyse ouvre un espace de transformation. Elle permet de remettre en mouvement ce qui s’est figé, de mettre en sens ce qui faisait symptôme, et d’élargir le champ des possibles.
Le psychanalyste a lui-même traversé une cure analytique personnelle, dite didactique, et poursuit un travail de supervision. Sa pratique clinique ne se limite pas au cabinet : elle s’enrichit également par la participation à des séminaires, groupes de travail, formations, recherches, publications et échanges cliniques. La psychanalyse est vivante. Elle s’inscrit dans le lien social et se renouvelle au contact du monde contemporain.
L’exploration du passé y tient une place essentielle. La méthode psychanalytique accorde une importance centrale à l’interprétation de l’inconscient et au travail sur l’origine du symptôme, dans ses dimensions imaginaires, symboliques, dynamiques, économiques et topiques, en lien avec la théorie freudienne de la pulsion.
Comme l’écrit Irvin Yalom, certaines souffrances psychiques prennent leur source dans la confrontation de l’individu aux grands enjeux de l’existence. La dynamique psychique s’organise alors autour de forces, de peurs et de motivations, conscientes et inconscientes. C’est à cet endroit que les approches existentielles et analytiques peuvent se rencontrer, tout en gardant leur spécificité.
(…) Un conflit qui survient lors de la confrontation de l’individu aux fondamentaux de l’existence, à certains enjeux ultimes, certaines caractéristiques intrinsèques qui participent, sans échappatoire possible, de l’existence d’un individu dans le monde » (...). « La dynamique psychique d’un individu s’articule donc autour de forces, de motivations et de peurs, conscientes et inconscientes. (…). C’est à cet endroit charnière que la thérapie existentielle se sépare des autres thérapies dynamiques, car elle se fonde sur une vision radicalement distincte de ces forces, peurs et motivations qui interagissent chez l’individu" (…). (I. Yalom)
Psychanalyse et psychothérapie analytique
La psychanalyse et la psychothérapie analytique sont deux pratiques distinctes, mais elles reposent toutes deux sur une même prise en compte de l’inconscient.
La psychanalyse vise avant tout un travail de compréhension en profondeur. Elle invite le sujet à explorer les énigmes de son histoire psychique, à mettre au jour ses conflits inconscients, et à se confronter à ce qui le traverse au plus intime.
La psychothérapie analytique, quant à elle, s’inscrit davantage dans une perspective de transformation et de résolution du symptôme.
La psychothérapie analytique vise à comprendre les problématiques inconscientes tout en travaillant à leur transformation dans un cadre thérapeutique.
La mise en mots des processus inconscients qui entravent le sujet reste centrale. Cependant, dans cette modalité, le psychanalyste ne se situe plus dans une neutralité stricte : il adopte une position plus engagée, plus contenante et bienveillante. Cette implication suppose un travail approfondi sur soi, afin de repérer les mouvements contre transférentiels susceptibles d’altérer l’écoute, de colorer la relation ou d’influencer le patient.
Elle conserve le travail de verbalisation et d’élaboration des processus inconscients, mais avec un cadre plus actif, plus contenant et plus directement orienté vers l’accompagnement thérapeutique.
Dans les deux cas, il s’agit d’un travail d’exploration de soi.
La psychanalyse, quant à elle, s’oriente avant tout vers un travail approfondi de compréhension. Dans sa forme classique, telle que Freud l’a élaborée au début du XXe siècle, elle repose sur un dispositif spécifique : le patient, allongé sur le divan, est invité à l’association libre, tandis que le psychanalyste occupe une position de neutralité relative et d’écoute flottante.
La psychothérapie analytique se pratique généralement en face à face.
Le cadre n’est plus celui du divan, mais celui de deux fauteuils disposés l’un en face de l’autre. Le regard du patient ne se porte plus vers un espace neutre, mais vers le thérapeute lui-même. Il s’agit d’une autre modalité du travail analytique, fondée sur la prise en compte de l’inconscient, mais inscrite dans une relation plus directe.
Le psychanalyste y est davantage présent, contenant, engagé dans la relation. Cette modalité demande un travail important sur soi, afin de repérer et de contenir les mouvements contre transférentiels susceptibles d’interférer avec l’écoute du patient.
La psychanalyse est donc à la fois une méthode fondée sur l’inconscient et une pratique clinique disposant de plusieurs modalités thérapeutiques.
Être en psychanalyse, c’est s’engager dans une exploration profonde de son monde intérieur.
La psychanalyse et la psychosomatique
La psychosomatique redonne une place centrale au corps, en tant que lieu de l’identité, espace de relation et mode d’expression.
Fondée sur la théorie psychanalytique, elle constitue, comme la psychanalyse, une démarche thérapeutique orientée vers la connaissance de soi. Elle repose sur l’idée que certains blocages corporels ou certaines manifestations somatiques peuvent avoir une origine inconsciente.
La psychanalyse et la psychosomatique sont toutes deux des approches analytiques. À ce titre, elles accordent une attention particulière aux expériences infantiles, aux traumatismes archaïques, à l’association libre et au transfert.
Si ces deux méthodes ont en commun une dimension introspective, leur orientation thérapeutique diffère. La psychanalyse vise principalement à comprendre les mécanismes inconscients à travers la parole, l’élaboration et l’analyse. La psychosomatique, quant à elle, s’oriente plus explicitement vers la résolution des conflits intrapsychiques en prenant en compte le corps et ses manifestations.
Elle permet notamment de revenir sur des étapes du développement restées inachevées, afin que les difficultés du passé n’entravent plus le présent. Elle s’intéresse à la compréhension des troubles psychiques à partir des processus internes du sujet, de la dynamique relationnelle, du processus d’individuation, des conflits intrapsychiques, des mécanismes de défense et de la relation d’objet.
La psychosomatique entretient également un lien étroit avec la traumatologie, notamment dans les situations de trauma complexe, où le passé tend à se répéter dans le présent, parfois jusqu’à l’impasse, selon une logique de répétition.
On retrouve alors des problématiques telles que le trouble traumatique du développement, les troubles de l’attachement, les fragilités narcissiques, les clivages de la personnalité, les difficultés de régulation émotionnelle, ainsi que des troubles relationnels et psychosomatiques. Dans ces situations, les émotions demeurent souvent comme figées, enkystées dans le psychisme et dans le corps.
La thérapie psychosomatique vise ainsi à favoriser la prise de conscience des processus inconscients et de leur influence sur le présent, à travers un travail de subjectivation que l’on retrouve également dans la psychanalyse.
La psycho dynamique intégrative®
une approche de psychanalyse intégrative dynamique au croisement de plusieurs courants thérapeutiques spécifique de l'IF2PI
Les formations proposées par l’IF2PI s’appuient sur une approche intégrative, fondée sur la complémentarité des disciplines plutôt que sur leur opposition.
Il ne s’agit pas de juxtaposer des techniques, ni de mettre les approches en concurrence, mais de penser leur articulation au service de la clinique et de la singularité du patient.
Entre cadre et modernité, continuité et ouverture, cette méthode vise à concilier des savoirs théoriques et des savoir-faire cliniques, sans effacer l’identité propre de chaque courant. Préserver leurs spécificités est essentiel.
L’intégration d’un large éventail de techniques thérapeutiques permet ainsi de faire évoluer la pratique psychanalytique pour mieux répondre aux problématiques du monde contemporain.
Cette approche s’inscrit dans une alliance féconde entre la psychanalyse, les thérapies humanistes, les approches psychocorporelles et certaines thérapies brèves orientées solution.
Avec la psychanalyse moderne, il ne s'agit plus uniquement de penser en termes de conflits psychique entre un désir et une pulsion comme avec les premiers temps de la psychanalyse mais de se confronter désormais à la psychose, à la mélancolie, à la dépression, au passage à l'acte, aux limites, aux émotions, à l'attachement, aux problématiques narcissiques, psychosomatiques et psycho traumatiques qui sont les maux du XXI ème siécle.
Il s'agit aussi de repenser la relation dans un cadre thérapeutique et de l'ouvrir en terme d'intersubjectivité, laquelle est un enjeu crucial dans le champ analytique contemporain aussi majeur que sa fonction symbolisante.
Il ne s'agit pas d'une nouvelle psychanalyse mais d'une psychanalyse qui s'adapte son écoute à son époque.
La méthode clinique intégrative est utilisée depuis plus de 10 ans par Corinne VERA qui est à l'initiative de la création de ce centre de formation pour transmettre une pratique clinique dans laquelle comprendre et résoudre sont complémentaires.
La Psychanalyse Psycho Dynamique Intégrative® s’appuie sur des connaissances, comprenant notamment la psychanalyse, la psychologie, les neurosciences et les thérapies brèves (orientées solutions).
Ses principes sont :
- reconnaissance de l’inconscient
- relation thérapeutique utilisant le transfert
- technique et cadre adapté au patient
- comprendre + orientation solutions
Focus sur quelques thèmes abordés au cours de votre formation
La psychopérinatalité :
un regard psychique sur la grossesse, la naissance et les premiers liens
La psychopérinatalité porte un regard psychique sur le désir d’enfant, la grossesse, la naissance et les premiers temps de la vie. Elle s’intéresse à ce qui se joue, dès avant la naissance, dans la vie émotionnelle de la mère, du père, du bébé, mais aussi dans la construction du lien.
Pour le psychanalyste, la grossesse, qu’elle soit passée, présente ou à venir, ainsi que la naissance, sont des moments majeurs. Ce sont des temps où peuvent se réactiver des conflits anciens, des blessures, des peurs ou des événements douloureux. Ce sont aussi les débuts de la vie subjective du nourrisson et du futur adulte, ainsi que les premières bases de la relation.
La psychopérinatalité permet ainsi de repérer et de prévenir certaines fragilités : souffrance psychique maternelle, difficultés dans le lien, risque d’effondrement, vécu traumatique ou retentissement sur le développement de l’enfant. Elle rappelle combien les premiers temps de vie sont essentiels, non seulement pour le bébé, mais aussi pour les adultes qui l’accueillent.
La grossesse est souvent une période de fragilité sous-estimée. Même lorsque tout se passe bien sur le plan médical, il peut y avoir un profond bouleversement intérieur. Les angoisses autour de l’arrivée du bébé, les transformations du corps, la peur de ne pas être à la hauteur, la difficulté à devenir mère ou père, les interrogations sur l’amour, le couple ou la place de chacun sont fréquentes.
Ces difficultés ne doivent pas être minimisées. Le soutien psychologique est parfois aussi important que le suivi médical. Parce que devenir parent ne va pas toujours de soi. Parce que ce moment peut réveiller une histoire personnelle, des deuils anciens, des traumatismes ou des zones de vulnérabilité plus profondes.
La psychopérinatalité rappelle aussi que certains vécus autour de la grossesse peuvent laisser des traces importantes. Les pertes, les interruptions, les chocs ou les expériences douloureuses ne sont jamais anodins psychiquement. Ils peuvent toucher à la fois le corps, le lien, l’identité, et la manière de se représenter comme parent.
Prendre soin de la santé psychique en période périnatale, c’est donc prendre soin de la rencontre entre un bébé et ceux qui l’accueillent. C’est reconnaître que derrière l’événement de la naissance, il y a aussi une histoire intérieure, un remaniement profond, et parfois un besoin d’écoute, de soutien et d’accompagnement.
Parce que la naissance d’un enfant ne concerne pas seulement la venue au monde d’un bébé. Elle engage aussi, profondément, la vie psychique de ceux qui deviennent parents.
La psychosomatique
Le corps garde souvent la trace de ce que le psychisme ne parvient pas toujours à mettre en mots
Le corps et le psychisme sont intimement liés. Lorsqu’un traumatisme survient, il ne s’imprime pas seulement dans la mémoire : il s’inscrit aussi dans le corps.
Dans les premiers temps qui suivent l’événement, différentes manifestations peuvent apparaître : accélération du rythme cardiaque, tensions musculaires, sensation de blocage, sidération, confusion, effondrement, ou au contraire état d’hyperactivation. Plus tard, d’autres symptômes peuvent s’installer, comme les cauchemars, les troubles du sommeil, l’anxiété, les troubles de la sexualité, les somatisations, voire certaines pathologies psychosomatiques.
C’est pourquoi la souffrance traumatique ne peut pas être réduite à ce qui peut se dire par la parole. Les mots sont essentiels, mais ils ne suffisent pas toujours. Certaines expériences débordent les capacités d’élaboration psychique et continuent à se manifester à travers le corps.
Une psychothérapie psychocorporelle permet alors d’ouvrir un travail clinique plus large, en prenant en compte à la fois les émotions, les sensations, les tensions corporelles, l’histoire du sujet, ainsi que sa manière d’être en relation avec lui-même, avec les autres et avec le monde.
Dans cette perspective, le corps n’est pas seulement le lieu où s’exprime le symptôme. Il devient aussi un véritable appui thérapeutique.
Le traumatisme simple et le traumatisme complexe
Dans le traumatisme, tout ne se range pas correctement dans la mémoire.
Certains éléments de l’expérience restent stockés de façon désorganisée : des sensations, des images, des réactions corporelles, parfois même des mouvements ou des réflexes.
On distingue généralement deux choses : le traumatisme simple et le traumatisme complexe.
Le traumatisme simple est lié à un événement précis, ponctuel, soudain.
C’est un choc qui déborde les capacités habituelles du psychisme à traiter ce qui se passe.
Le traumatisme complexe, lui, ne vient pas forcément d’un seul événement.
Il se construit souvent dans la répétition.
On le retrouve dans des situations de violences répétées : violences sexuelles, physiques, émotionnelles, relationnelles, harcèlement, inceste, viol, maltraitance…
Et ça change beaucoup de choses, parce que ce type de traumatisme ne touche pas seulement un souvenir.
Il touche aussi la construction même de la personne.
Cela peut altérer l’image de soi, le rapport aux autres, la sécurité intérieure, la capacité à faire confiance, mais aussi la manière de réguler ses émotions.
Ensuite, les conséquences peuvent être nombreuses : somatisations, anxiété, troubles de l’humeur, troubles du sommeil, addictions, troubles alimentaires, troubles de la sexualité, conduites à risque, ou encore troubles de la personnalité.
Autrement dit, le traumatisme complexe laisse des traces profondes, durables, et souvent diffuses, parce qu’il s’inscrit dans l’histoire même du sujet
Le transgénérationnel
Dans toutes les familles, il existe des fantômes qui gravitent autour d’une crypte.
La crypte, c’est le secret, le non-dit, ce qui n’a pas pu être nommé, pensé ou transmis autrement que par ses effets. Ce qui a été enfoui peut alors suinter d’une génération à l’autre et venir se loger dans un symptôme.
Souvent, cela passe inaperçu, justement parce que ce n’est pas verbalisable. Ce n’est parfois même plus pensable, puisque cela n’a jamais pu être dit. Et pourtant, cette trace est là. Elle peut se repérer dans les répétitions, dans certaines impasses de vie, ou encore dans le corps.
C’est pourquoi la dimension transgénérationnelle ne peut pas être écartée en psychothérapie du traumatisme. Certaines personnes portent des symptômes qui ne leur appartiennent pas entièrement, mais qui sont liés à un héritage psychique transmis à leur insu.
Le travail thérapeutique permet alors de repérer ce qui relève de cette transmission, afin que le sujet puisse peu à peu s’en dégager, cesser de porter ou de rejouer l’histoire des autres, et devenir plus libre d’être lui-même.
Sexologie clinique et psychosomatique
Les troubles sexuels peuvent être l’expression d’un dysfonctionnement qui se manifeste à travers le corps et la sexualité.
Lorsque toute origine médicale a été écartée, ils peuvent révéler une souffrance psychique, parfois liée à un traumatisme.
La sexologie clinique permet alors d’accompagner les problématiques sexuelles d’origine psychologique, psychosomatique, relationnelle, affective ou comportementale. Elle s’inscrit aussi dans une démarche psychoéducative et peut, selon les situations, inclure un travail en lien avec le psychotraumatisme.
Elle concerne aussi bien les troubles sexuels eux-mêmes — comme la baisse ou la perte de libido, le vaginisme, la frigidité, les troubles érectiles ou l’éjaculation précoce — que d’autres problématiques plus larges, comme la tromperie, l’addiction sexuelle, les violences sexuelles, l’inceste, les traumatismes transgénérationnels, les enjeux liés à la grossesse et à la sexualité, ou encore les difficultés de communication dans le couple.
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